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Depuis le début du mandat de François HOLLANDE, notre parti (communiste) ne cesse de revendiquer une politique de relance, notamment par une augmentation du pouvoir d'achat, une véritable politique de gauche.

Lors de la campagne des élections présidentielles, le candidat HOLLANDE avait promis de s'engager dans cette voie. C'est grace à cette promesse qu'il a été élu ! Devenu Président de la République (res-publica = la chose du peuple), François HOLLANDE a tourné le dos à ses engagements. Les électeurs ont été victimes d'un véritable abus de confiance. Trompés, déçus, ils subissent les effets désastreux des choix du Président.

Politique d'austérité pour les travailleurs et leurs familles; attaques sur la sécurité sociale et notamment la santé; remise en cause du Code du Travail; atteintes aux droits syndicaux et criminalisation de l'action syndicale... En contrepartie, cadeaux aux entreprises du CAC 40; réductions des cotisations patronales...

Le pouvoir n'accepte aucune proposition comportant un tant soit peu de justice sociale, y compris de la part de ses propres amis du PS. Ce Président a pour seule réussite à son actif d'avoir atteint très rapidement le plus haut niveau d'impopularité de tous les présidents de la Cinquième République. Joli record !

La situation de notre pays s'est tellement dégradée, qu'y compris parmi les membres du PS et parmi les membres du gouvernement, la révolte gronde. C'est un progrès que nous saluons avec espoir, parce que c'est un encouragement pour chacun de nous de participer à la bataille démocratique pour obtenir enfin des changements politiques, sans rejeter personne.

Parmi ceux qui ont soutenu les gouvernements socialistes, nombreux sont ceux qui souhaitent une autre politique, une politique non pas en faveur exclusive du capital, mais en faveur de la Nation ! Mais pour obtenir un véritable changement, il nous faudra exiger la modification des règles commerciales européennes, interdire la concurrence déloyale entre les nations. Oui à l'Europe des peuples ! Non à l'Europe du capital !

Aujourd'hui, les règlements de l'Europe permettent les délocalisations sans contrôle. Demain, l'entrée de l'Ukraine provoquera une nouvelle pression à la baisse des salaires (c'est çà aussi la baisse du coût du travail !) en France, grace aux nouvelles délocalisations vers ce nouveau futur membre ou associé de l'UE. La mise en concurrence des travailleurs européens par ce procédé est une invention du capitalisme soutenu par les pouvoirs en place, pour se survivre à lui-même et à sa crise.

Ensemble, nous devons rejeter cette méthode et les pouvoirs complices. Parce qu'il s'agit de notre vie et de notre avenir, ensemble nous devons construire l'alternative d'une véritable gauche ! 

Pour cela nous tendons la main aux électeurs et aux militants socialistes déçus.

Jean GRAGNANO, ancien résistant et membre du PCF.